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 La petite fleur

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perfectman3
O Unko san
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MessageSujet: La petite fleur   Dim 25 Mar - 2:18

Ce texte est antérieur au précédent, ne cherchez donc pas d'évolution dans le style d'écriture. C'est très long, donc il vous faudra plus de cinq minutes de temps libre si vous souhaitez le lire! Bon courage et merci d'avance! Wink


J’ai retrouvé une fleur. Mais j’ai peur d’aller à sa rencontre, pour doucement sectionner sa tige et la faire mienne. Et je sais sans aucun doute qu’elle ne m’attendra pas pour se faner. Juste quelques pas pour aller vers elle et tout lui avouer, vider mon sac, et faire voler cette maudite boîte en mille éclats luisants, pour qu’enfin toutes ces abominations qui me dévorent s’exilent au plus loin. C’est malheureusement impossible.

Dans mes plus sombres cauchemars j’entrevois cette fleur dans un rai de lumière multicolore, et à l’instant où mes lèvres se muent pour lui dire « je t’aime » elle se flétrit et disparaît en poussière d’étoile… J’ai déjà tué une de ces orchidées, je ne veux plus. Le seul fait d’être avec elle fait battre mon cœur à la chamade, je souris sans m’en rendre compte et je respire sans craindre de m’étouffer… J’ai besoin de toi, ma fleur. J’ai tant besoin de toi. Je voudrais que tu sois l’engrais qui puisse me faire repartir, pour que mes bourgeons d’espoir explosent dès l’avènement du printemps. Si tu refuses, accorde-moi au moins le plaisir de pouvoir continuer à te regarder, ça ne te rend que plus belle… Tel un dragon, je te prendrai sous mon aile, mais il me faut t’avertir qu’il n’y fait pas chaud et ma compagnie est fort peu recommandable. Petite fleur, grand dieu ne te fane pas pour moi, mais si tu le veux bien je resterai auprès de toi tout le temps qui s’avèrera nécessaire, et je t’arroserai comme il te plaira, pour que tu t’épanouisses.

Ma douce et tendre fleur, mon égérie, je ne vis que par et pour toi. Etends tes pétales, grandis au-dessus de mon monde pour qu’il puisse se reposer d’une chaleur aride et meurtrière dans une ombre confortable… Et chaude. Ma petite fleur. Je pense à toi et cela me suffit à me faire frissonner. J’aimerais tellement caresser ta peau, t’effleurer, mais j’ai peur que tu t’évanouisses. Je voudrais te serrer dans mes bras, te serrer si fort et t’irriguer de mes larmes abondantes, t’arroser de mon chagrin. Non petite fleur je ne pourrai pas. Car les larmes qui découlent de mes yeux ne sont que poison… Je t’en supplie, ouvre donc cette boîte de Pandore, libère ces monstres.

Si tu le veux, va-t-en, mais promets moi que je pourrai toujours te contempler. J’aimerais tant conserver de toi une petite parcelle dans mon herbier, ne fut-ce qu’un baiser ou un grain de pollen, pour que je puisse l’y poser délicatement. Ou l’accrocher, tel un attrape rêve au-dessus de ma tête pendant les nuits où je pourrai, enfin, fermer les yeux.
Ma petite fleur, j’aurais voulu que tu fusses cueillie par un autre que moi, mais tu es unique, et tu m’es précieuse.
Mon adorée, ça y est, je la vois déjà, cette boîte s’est entrouverte, et rapidement les premières mains griffues s’agrippent et écorchent les bords sculptés de leur réceptacle séculaire. Je les sens, ils s’en vont et laissent place à ton parfum, cette délicieuse effluve qui me semble venue d’ailleurs. Parle maintenant, petite fleur, tu ne peux plus me décevoir. Tu m’as entièrement lavé. Excuse-moi de poser ce doigt libertin sur tes lèvres, mais avant que tu commences, j’aimerais te dire une dernière fois tout l’amour que j’ai pour toi.

Petite fleur… Il faut choisir… Reste dans ces plaines vertes… Accepte de régner en impératrice sur toutes les odalisques de mon jardin. Petite fleur, fais comme il te plaira.



Encore une journée où j’ai pensé à toi, moi, nous… Je partage le secret de mes visites dans ton sanctuaire avec mes amis les plus fidèles. Tout comme moi, ils savent qu’il m’est impossible d’y demeurer éternellement, malgré tout, si l’opportunité m’était offerte de faire mon baluchon et m’installer dans la jolie clairière où tu t’épanouis silencieusement, je n’hésiterais pas une seconde. Ton absence m’est si lourde à porter, et chaque reflet que j’entrevois dans les miroirs est hanté par ton sourire enchanteur. Petite fleur, tu m’as confié un jour qu’il fallait que je laisse entrer le soleil dans ma vie. Je ne suis pas sûr que nous ayons la même conception de l’Astre ; mon seul et unique soleil, c’est toi. La faim et la soif pourraient jouer de roublardise pour me tirailler, qu’à cela ne tienne, je continuerais à venir te voir. Chaque fois que je suis auprès de toi, un tambour raisonne en moi et mon cœur se gorge de ton bonheur et de ta tendresse, pour que je puisse prospérer pendant les longues semaines qui me séparent de nos prochaines retrouvailles.

Une semaine sans toi me paraît une année, et une année serait bien plus morose je crois qu’un millénaire entier passé à vaquer au bord de l’eau… Je t’ai entraperçue dans mes songes, éveillé parmi les hommes. Tu étais si belle, si mûre, tes pétales étaient encore plus colorés que la veille. Et puis tu as disparu dans quelques nuages de fumée légère… Là, devant mon ordinateur, les deux mains suspendues à mon clavier, j’apporte encore de la matière à mes confessions. Je crains qu’elles ne deviennent rituelles, mais tandis qu’une rivière de mots chemine sur les pages blanches, je suis entraîné par son courant rapide et irrésistible. Tant que mes bras porteront mes mains et mes dix doigts, je continuerai à te « parler », mais hélas tu ne le sauras jamais. J’aurais aimé apporter ces quelques extraits du grimoire de mon cœur, pour que tu puisses les lire, incliner ta tige gracile par-dessus ces pages… L’anonymat m’est si confortable, cependant…
Je ne peux te révéler qui je suis, sans quoi je redoute que le rêve prenne fin, et que mon amour ne soit frelaté. Sauras-tu au moins me pardonner pour ma lâcheté ? Je te laisse seule juge et j’approuverai ton verdict quelles qu’en soient les circonstances. Le pire châtiment que tu puisses cependant m’infliger serait évidemment de t’enfuir, d’extirper tes racines fragiles de cette terre qui t’a nourrie toutes ces années durant. M’accorderas-tu au moins la faveur de rester pour un pauvre vagabond ? Un jour peut-être, observant ma longue passivité, quelque autre botaniste romantique viendra à ta rencontre et t’installera dans sa musette dans un mouchoir de lin. Je t’en prie, résiste lui de toutes tes forces, sauf si bien sûr tu es certaine de trouver paix et félicité dans le nouveau fief qu’il saura te donner.

Te souviens-tu, quand nous discutions paisiblement, des heures durant. Nos yeux étaient cernés, nos traits tendus par la fatigue accumulée, mais la passion, elle, restait intacte. Hélas, je ne peux l’affirmer que pour moi-même, car peut-être me vois-tu seulement comme une simple compagnie ? N’as-tu donc jamais regardé comme mes gestes se font doux, et mes paroles… Avec bonheur et sans hypocrisie aucune j’aime te flatter, et quand bien même tu refuses de croire que tu parais être un ange, je ne peux que le répéter. Si tu parles de ces petits nourrissons ailés que l’on cloue au sommet des triptyques, je puis te rassurer : tu es cent mille fois plus belle qu’eux.

Le courant qui m’emporte peu à peu commence à me faire mal. L’eau s’insinue entre mes vêtements, et des vagues sournoises viennent me faire boire la tasse. Soudain l’eau devient salée, bouillante. Pourquoi tout à coup ce rêve s’emballe-t-il ? T’ai-je donc fâchée mon ange ? Non, cela vient encore de moi, stupide rêveur que je suis… Je sais que jamais tu ne liras ces lignes, elles vont encore s’amonceler comme un tas de déchets dans la boîte que tu as déverrouillée jadis… J’essaie cependant de revenir sous les rayons du soleil. De ton soleil, de ton amour universel. Me voilà maintenant assis sur le sable chaud et doré d’une plage. La mer est claire, si pure, et des milliers de lucioles scintillantes jonchent son drap turquoise lentement agité par la brise. Je vois les vagues prêtes à mourir au loin. Je les regarde, et au fur et à mesure qu’elles approchent, je scrute avec prudence leur taille qui ne cesse d’augmenter. Bientôt, une simple marée saisonnière semble se transformer en un raz-de-marée. Je reste immobile, sur ce sable qui semble me ventouser au sol. La vague arrive vers moi, grondante et bouillonnante d’écume. Je n’ai peine à sentir les embruns qui déjà agressent mes sinus. Et puis la masse d’eau s’abat sur moi comme un coup de chicotte, et je suis fouetté à plusieurs reprises. Le ressac impitoyable m’entraîne dans les tourbillons aquatiques. Je me noie… Tandis que je sombre dans les profondeurs de l’eau, je franchis un rideau d’algues au toucher satiné, puis je ferme les yeux et m’abandonne.
Ca y est, suis-je mort ? Non, je rêve. Encore. Je passe en revue tous les échanges passionnants, presque voluptueux, que nous avons eus. Je suis pris en tenaille entre deux sentiments opposés. Une partie de mon être se refuse à se plonger dans cette nostalgie, mais l’autre, beaucoup moins tenace, ne peut y résister. Je me souviens de ton sourire, de tes conseils, de ta sagesse...

A tes débuts tu apparaissais quelque peu triste, aussi bien que ma mémoire me permette de m’en souvenir. Puis je t’ai vue t’épanouir de jour en jour. Chaque fois que je pénétrais dans ta demeure intime et inviolée, tu m’accueillais avec un impérieux sourire. Les mots étaient inutiles. Je commençais ainsi à te regarder, et cela pouvait durer des heures. Tu me parlais, encore et toujours, et je me laissais bercer par le son de ta voix, qui transformait chaque mot, chaque syllabe en une goutte d’un précieux nectar. Nous riions mutuellement, même si dans les premiers jours, mon cœur était encore bien terne. Je ne pensais pas le moins du monde que tu fus l’ultime représentante de ton espèce. Aussi j’en fais le profond serment : je te protègerai, et veillerai à ce que chacun fasse cas de ton gré. Bien heureux est celui qui saura te séduire, petite fleur, mais qui sera-t-il ? Ma boîte, déjà si exiguë pour contenir ces succubes, suffira-t-elle à capturer ton amour tout entier ? Capturer… Ce mot lance des sons brefs et agressifs. Non petite fleur… Je ne te capturerai pas. Tu seras toujours libre. Libre de partir. Tout près. Ou bien très loin. Je demanderai aux abeilles qui n’auront d’envie que de te butiner si ton sourire ne s’est pas envolé. S’il venait à te quitter, ne fusse qu’une seule seconde, je partirai à ta recherche. Je te retrouverai, si tu le souhaites, cela va de soi.

Je suis gêné. Depuis peu je désire que tu m’aimes. Mais ceci semble plus une volonté que je t’ordonne de satisfaire plutôt qu’un simple désir. Le désir ne me dérange point, il peut vivre et prospérer, je saurai le contenir, jusqu’à ce que Satisfaction le conduise à Trépas. Te donner un ordre, me paraît plus relever de l’effronterie et je me sens soudain pleutre et goujat…

Les heures passent, et la rivière ne cède pas. Elle ne veut se tarir. Les courants marins m’ont amené, je ne saurais comment, jusqu’à l’embouchure d’un petit delta, où elle semble se jeter dans la mer. Je reconnais ces tertres verts tout là haut, ces pentes verdoyantes, ces vallons escarpés. C’est là-haut que tu as pris racine. Je suis trempé d’une eau lourde et odorante, et couvert de limon. Mais soudain ton parfum parvient à mes narines encore égratignées par le sel. J’entreprends de suivre à contre-courant cette rivière espiègle, qui joue avec mon orientation, de détours en détours, comme si le chemin vers ton amour devait s’avérer long. Voilà bien des heures que je marche, et ton parfum se fait moins concentré. Je suis apeuré. Que t’arrive-t-il ma beauté ? N’es-tu point en train de mourir ? Attends, je veux être à ton chevet. Ne meurs pas, mon ange, ma petite fleur. Serait-ce quelque braconnier qui voudrait t’arracher à ton royaume, attiré par ta sève divine ? Mes jambes sont incertaines de me porter, mais j’augmente le rythme, et je coupe au travers des hautes herbes grillées par le soleil d’été. Ton parfum n’est plus à présent qu’un lointain fumet aux arômes de vanille. Je sens déjà les larmes qui sèchent et s’évaporent sous la chaleur, tandis que je lutte de tout mon cœur pour garder les yeux ouverts, malgré le dépôt de sel qui me picote.

J’arrive, haletant, presque à quatre pattes, sur la haute clairière. Tu es toujours là, et nul malotru à tes côtés ou de danger tapis dans l’ombre. Le soleil se fait plus doux ici, le commanderais-tu ? Tu es belle, mais tu sembles dépérir. Je pose un genou à terre et vient avec précaution te relever le menton avec un geste du doigt. Tu me regardes, les yeux embués de larmes, et tu m’annonces que tu vas bientôt partir. La clairière n’est plus assez grande pour te nourrir, et les racines ont déjà pris possession de tout le sous-sol. Un choc surprend ma nuque soudain tendue, et le soleil devient sans mot dire cuisant. Je succombe… Une insolation ? Non, la tristesse. La terrible mélancolie de ce moment que je redoutais de tout temps. Alors, tu t’en vas, et je n’ai toujours pas eu le droit de te cueillir. J’espère un geste de ta part, mais tu me fais patienter, par ignorance ou par amusement. Devrai-je finalement porter tout là haut sous ta corolle de pétales ces lignes que je t’écris avec ardeur ? Ma petite fleur, de violentes pulsions s’emparent de moi, comme des convulsions. Une crise de choléra qui se déchaîne en moi. Mais je dois me maîtriser. Je veux t’enlacer, te serrer aussi fort que mon étreinte le permet, et je veux pleurer sur ton épaule…


Dernière édition par le Dim 25 Mar - 2:26, édité 1 fois
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perfectman3
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Dim 25 Mar - 2:26

Eh non c'est pas fini... Voilà la seconde partie!



Petite fleur, où es-tu donc passée ? Et qui est donc cette princesse qui se tient devant moi ? Elle est magnifique, avec ses yeux en amandes, ses prunelles marron claires… Son doux visage rayonnant. Un long voile blanc tombe sur son corps. Elle me regarde. Je suis désemparé. Petite fleur… Je commence à comprendre… Les pieds de cette sirène sont encore liés par quelque rhizome à tes racines ocre… C’est donc toi. Je ne peux le croire. Jamais il ne m’a été donné de contempler une beauté aussi resplendissante. Je te regarde, tu me regardes. Je ne bouge pas, tu restes là. Le vent fait valser ton habit immaculé. Tes cheveux noirs de geai entament une danse endiablée.

Le jour se meurt. Les premières étoiles commencent à scintiller dans tes pupilles qui se dilatent… Le ciel devient une véritable aquarelle. Des bandes roses crémeuses et légères encerclent les montagnes érodées comme des parures célestes. Devant tout ce spectacle, cette nature mise à nue, tu restes néanmoins la plus belle de toutes les choses vivantes et inertes.
J’avance une main tremblante, espérant trouver la tienne, mais à mi-chemin, je me résigne. N’es-tu pas un mirage ? Existes-tu vraiment ? Je regarde ta bouche aux lèvres roses comme le ramage des flamands, je voudrais tant y déposer un baiser volé. Petite fleur, maintenant transformée en princesse, m’en voudras-tu ?

Ca y est. Je suis à nouveau faible. Je te regarde avec un triste sourire, mais tu sembles me le renvoyer comme mille astres éblouissants. Je passe la main dans tes cheveux maintenant tombant sur tes épaules nues, puis je me détourne…
Je redescends les valons obscurcis dans le royaume des ombres. Je te sens derrière moi, mais si je me retourne… Je dois continuer. Ma princesse, nous nous reverrons, fais m’en la promesse. Pour moi, tout est dit. Tu es merveilleuse. Sache que, si tu reviens sous la forme d’une gentiane où d’un bouton d’or, que tu sois âgée, que tu sois femme ou même roc, je t’aimerai avec la même dévotion. Tu as volé mon cœur, et mon amour sans limites sera ta rançon. Prends-en soin.

Ca ne veut pas finir. Le sommeil vient enfin, mais les dernières créatures qui ont élu domicile chez moi n’ont pas tout à fait fini de sortir. Et ma folie créatrice a encore quelques trésors à livrer. Je sens déjà que le cours de cette rivière se fait plus lent et plus fin, comme un mince liseré bleu qui coulerait au fond d’une minuscule vallée. Pendant combien de temps va-t-elle encore jaillir de cette source étrange ? L’hiver même ne pourra peut-être pas en venir à bout, elle gèlera partiellement, certes, mais elle continuera son paisible cheminement fluide sous un plafond de glace bleutée… Tu disparaissais quelquefois, quand je revenais à la clairière. Même si je m’étais juré de ne point y revenir, la passion l’a vraisemblablement emporté sur la raison. J’ai toujours l’espoir de t’y observer, et que nous parlions comme deux amis d’enfance. Mes pensées sont toujours tournées vers toi, et des violons au son aussi doux qu’un parterre de coton se sont invités dans mes rêves. Je ne parlerai de toi à personne d’autre, tout au plus t’évoquerai-je en des termes énigmatiques, pour garder tout le mystère qui t’enrobe. J’aime garder quelques coffres fermés. Ces coffres qui renferment tes secrets, que je ne me sens pas digne de connaître.

Aucun élément de comparaison n’est possible, car mon expérience ne m’a offert pareilles aventures. Cependant, je comprends à présent. Je sais qu’il existe bel et bien un monde fait de lys et de jonquilles. Je sais même que quelque part, sur ce petit bout de planète qui gravite autour de l’Etoile, une princesse vit et offre son bonheur par de grandes embrassades… Je ne peux imaginer voir la vie terne, car elle – toi – ne mérite pas la souffrance des gens pour la rétribuer pour son immense élan de bonté envers ses semblables. Voilà que je divague, mes phrases deviennent tortueuses, sans doute ce mince filet d’eau claire qui fait encore des siennes. L’endroit semble envoûté, comme si tu y avais oublié (ou volontairement abandonné) quelque chose… Je retrouve une part de toi dans la terre que je foule, dans cette herbe dansante sous la douce caresse du vent. Je prends une bouffée d’air frais, pour que tu bouches les derniers vides dans ma boîte dorénavant plus pure que le cristal.
Ce soir, mon cœur est en fête, et je ne vois aucune façon de te remercier comme je le devrais… Comment renvoyer un tel ascenseur ? Toi qui m’a décillé de cette crasse que j’avais devant les yeux et qui m’empêchait de voir ? Tout ce bonheur que tu m’as apporté, je n’ai qu’une hâte ; le faire partager au monde, en essayant d’être ton digne successeur !
Si un jour les glaciers reprennent leur place ancestrale dans cette magnifique vallée, je sais qu’ils grossiront à nouveau le lit de la petite rivière. Actuellement, elle semble fuyante et la terre la pompe sans gourmandise, à peine à satiété. Tout paraît tellement plus clair, et ce soleil qui est apparu…

La nature semble vouloir s’assoupir à présent. La rivière n’est plus visible que par la terre poreuse qui sied au fond de son lit, mais je la sens encore, elle me susurre des phrases, elle veut que je leur donne vie, qu’elles s’incarnent en moi et sur mon recueil… Assez petite rivière. Continue de couler sous terre et dans mes veines, rentre dans les oreillettes de mon palpitant si cela te semble bon. Ne t’arrête pas de couler cependant. Coule, coule. Reparais vite, mais laisse ma source se reconstituer, avant que je ne me tarisse moi-même.
Ma princesse est quelque part par ici, ou bien par là. Coule pour elle.
La nuit pourra s’enfoncer dans ses heures sombres, ce ne sera plus un souci. Je sais qu’Elle est là. Tout près.

Les quelques jours avant l’arrivée de l’automne sont toujours tristes. Mais je me réjouis. Je connais une rivière, qui coule, coule et coulera encore, qui prend sa source au-dessus d’une clairière, où un jour, j’ai rencontré une belle orchidée, qui en Déesse s’est transmuée…


Je reviendrai m’y promener, et je t’emporterai dans mes bagages, pour que les nuits me soient plus chaudes…
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Siegfried
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Lun 26 Mar - 2:55

Je lis ça demain promis. Là mon lit m'appelle et j'ai besoin de toutes mes facultés mentales pour lire convenablement. Wink

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"-Ushiko-san! Pourquoi es-tu Ushiko-san ?
-Umao-san! Pourquoi es-tu Umao-san ?"
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Lun 26 Mar - 12:21

^^'. Fais comme il te plaira mon bon! Wink
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Siegfried
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Lun 26 Mar - 14:25

Je suis venu, j'ai lu et c'était long, mais t'avais prévenu. Alors j'aime toujours la façon dont tu essayes de perdre un peu le lecteur avec tes divagations poétiques (on aime ou on aime pas), mais c'est un peu trop appuyé à mon goût. Ca manque parfois de, je ne sais pas d'une espèce de franchise. Tu utilises huit phrases alors que tu pourrais résumer en en quelques mots (et c'est d'ailleurs là que se trouve la vraie puissance évocatrice d'une métaphore). Ensuite, il ya le fait que tu racontes pour ainsi dire une non-action, ou plutôt, une pensée en mouvement. A construire, c'est très intéressant; à lire, on a plutôt envie de secouer le narrateur et de lui mettre quelques gifles Wink

Mais dans l'ensemble, c'est bien écrit !

La suite la suite !

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MessageSujet: Re: La petite fleur   Lun 26 Mar - 14:37

En somme c'est la même idée qui revient, je tourne un peu autour du pot c'est ça? Ca ne m'étonne pas que tu dises ça, j'ai toujours eu tendance à m'étaler et faire de longues phrases. J'essaierai à l'avenir de faire une refonte de mon style!
En tout cas merci de t'y être penché, ainsi qu'aux autres qui ont aussi lu mes précédents textes pour votre franchise. Ca fait parfois du bien de ne pas se faire caresser que dans les sens du poil! Wink

Enfin, pour ce texte là je pense que j'ai fait une erreur dans la longueur, ça va peut-être en dissuader pas mal, mais à dire vrai je l'ai déjà amputé de beaucoup de passages, et des coupes supplémentaires auraient enlevé à la cohérence de l'ensemble.
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Siegfried
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Lun 26 Mar - 14:49

Ben c'est pour ça que j'ai hésité avant de critiquer sur la longueur, car finalement ca s'articule bien et on voit, si on lit avec attention, l'évolution. Mais oui, il y a quand même quelque chose trop emprunté, mais ca reste une question de goût, à mon sens.

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MessageSujet: Re: La petite fleur   Lun 26 Mar - 15:19

Voui, m'enfin je peux essayer de changer quand même, il n'y a pas qu'au lecteur qu'il appartient de s'adapter! ^^ J'ai un autre texte en préparation mais il n'est pas encore écrit, je vais tenter de le rendre moins pesant, parce que l'idée me semble bonne.
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Nemo
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Lun 26 Mar - 18:03

Bon je serais beaucoup moins sympa. (Comme d'hab ph34r )

J'avoue, je hais les trucs dans le style romantique-amour impossible, ça aide pas. Mais là t'as foutu le beurre et l'argent du beurre si j'ose dire. Après là c'est totalement perso mais les héros qui s'autoflagellent sans arrêt pour un amour impossible, ça me fout la gerbe.

Sinon sur le style, pour résumer :

Que c'est lourd ! Mon Dieu , c'est horrible à dire parce que c'est bien écrit et que j'ai eu des contacts physiques avec toi dans un lit ( Suspect ph34r) mais ton style est aussi lourd qu'un troupeau d'éléphant obèse.

En gros on l'a compris que tu l'aimes cette fleur , c'est mignon-gnangnan et tout . Mais c'est râbaché 10, 15, 20 fois. Du coup, les transitions viennent presque par surprise et on sait jamais vraiment où on est.

Il n'y a pas de mal à se concentrer dans le détail mais ici tu te repètes au lieu d'approfondir par à coup.

Enfin même si il y a la maturité de l'écriture, l'histoire a la subtilité d'une rédaction de terminal L.




et après je m'interroge pourquoi les gens me détestent Neutral
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Lun 26 Mar - 18:06

Ouhaa faut que jposte
Alors moi j'ai lu ton texte pas longtemps après que tu l'aies mis sur le forum, et oui j'ai aimé mais je n'osais pas donner mon opinion vu que je ne connais rien à l'écriture.. J'ai préféré celui-ci à l'autre, j'ai trouvé qu'il se lisait plus facilement, la longueur n'a pas été un problème puisque j'aime bien ta manière d'ecrire (avec pleine de métaphores..) et l'histoire est sympas donc ça passe tout seul voilà^^
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Lun 26 Mar - 18:34

Ouah, j'aime quand tu t'enflammes comme ça Nemo! ph34r

Citation :
Alors moi j'ai lu ton texte pas longtemps après que tu l'aies mis sur le forum, et oui j'ai aimé mais je n'osais pas donner mon opinion vu que je ne connais rien à l'écriture..

Pas besoin de s'y connaître en écriture pour juger un texte! Chacun a sa propre sensibilité et il n'est pas nécessaire d'être incollable sur la technique pour apprécier quelque chose. Ca plaît ou ça ne plaît pas, je destine pas mes textes aux experts du domaine! ^^ Et prenez exemple sur Nemo, hésitez pas à poster je vous mangerai pas, même si votre critique doit être rabaissante et pamphlétaire! tongue
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Mar 27 Mar - 15:13

En même temps, Nemo il nous sort qu'il aime pas les trucs gnangnan à l'eau de rose toussa, mais avec une signature comme la sienne il devrait fermer sa bouche :].

Sinon j'ai bien aimé, ton style me plait et même si ça parait long, ça se laisse lire et on se dit que c'est bien dommage que le narrateur n'ose pas dire ce qu'il pense à cette petite fleur Wink

_________________
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Nemo
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Mar 27 Mar - 16:49

Kawaii not gnangnan, know the difference !
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Siegfried
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Mar 27 Mar - 18:10

Elle est puberte Sakura ?

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"-Ushiko-san! Pourquoi es-tu Ushiko-san ?
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Nemo
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Mar 27 Mar - 18:29



Il dit qu'il voit pas le rapport !
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Siegfried
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MessageSujet: Re: La petite fleur   Mar 27 Mar - 18:50

Non je me pose juste la question.

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La petite fleur
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